IFI : Faut-il changer la constitution de votre patrimoine immobilier ?

19 mars 2018

Conformément à ce qu’Emmanuel Macron avait annoncé pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) a laissé place, le 1er janvier dernier, à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Comme son nom l’indique, la nouvelle taxe est assise sur le patrimoine immobilier des contribuables, qu’il soit détenu en direct ou non. À l’inverse, elle exclut tous les autres types d’actifs, notamment les actions qui étaient précédemment soumises à l’ISF.
 
Face à cette « révolution fiscale » (l’ISF était en place depuis plus de 30 ans et sa pérennité semblait acquise), certains profils de contribuables ont pu s’interroger sur la meilleure stratégie à mettre en place. Faut-il modifier la constitution de son patrimoine pour diminuer son exposition à l’immobilier et privilégier les actifs exonérés d’IFI ?
 
Moins de contribuables touchés
Si des arbitrages peuvent être envisagés, il ne faut pas oublier un point essentiel : les contours de l’impôt restent les mêmes : comme l’ISF, l’IFIest dû par les personnes physiques qui possèdent un patrimoine immobilier dont la valeur dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier de l’année de déclaration.
 
Son barème, lui aussi, est identique. Sauf à ne posséder que des actifs immobiliers, un contribuable qui était imposé à l’ISF a donc de fortes chances de ne pas l’être à l’IFI, ou alors moins fortement. Selon les projections de l’administration fiscale 150 000 personnes devraient ainsi tomber sous le coup du nouvel impôt en 2018, contre un peu plus de 350000 pour l’ISF en 2017.
 
Prenez le temps de réfléchir
L’IFI étant dû sur la base du patrimoine au 1er janvier de l’année de déclaration, il ne sert à rien d’agir dans la précipitation. Ce que vous ferez cette année n’aura d’impact que sur l’IFI à payer en 2019. Prenez donc le temps de bien réfléchir, en gardant à l’esprit plusieurs éléments :
Comme pour l’ISF, la résidence principale continue de bénéficier d’un abattement égal à 30% de sa valeur vénale au 1er janvier,
Pour les biens achetés à crédit, il est possible de déduire l’emprunt contracté du patrimoine taxable à l’IFI,
Dans certaines conditions, usufruitier et nue-propriétaire sont imposés chacun sur la valeur de leur droit.
 
À savoir
Le taux maximum de l’IFI est de 1,5%, ce qui est assez faible… Si la vente d’une partie de votre patrimoine vous oblige à payer l’impôt sur la plus-value immobilière, il est peut-être plus avantageux de ne pas le vendre.
 

VANEAU Immobilier
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