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Loi finance 2026 : le nouveau statut du bailleur privé

Chapô

La loi de finances 2026 marque une évolution importante de la fiscalité immobilière. Après l’extinction progressive des dispositifs de défiscalisation fondés sur des réductions d’impôt (comme le Pinel), le législateur introduit un statut du bailleur privé visant à encourager l’investissement locatif tout en favorisant la production de logements et l’amélioration du parc existant.

Introduction

Ce nouveau cadre fiscal repose sur une logique différente : plutôt que de réduire directement l’impôt, il permet aux investisseurs de diminuer leur base imposable grâce à l’amortissement du bien, combiné aux mécanismes classiques du déficit foncier.

L’objectif est double : soutenir l’offre locative et rendre l’investissement immobilier plus durable dans une stratégie patrimoniale de long terme.

Les conditions d’éligibilité au statut de bailleur privé

Le dispositif concerne à la fois l’immobilier neuf et l’immobilier ancien, mais avec des critères spécifiques.

Dans l’ancien : encourager la rénovation du parc immobilier

Pour être éligible, le logement doit répondre à plusieurs conditions :

  • être situé dans un immeuble collectif ;
  • faire l’objet de travaux représentant au moins 30 % du prix d’acquisition ;
  • ces travaux doivent s’apparenter à une réhabilitation lourde ;
  • permettre d’atteindre un niveau de performance énergétique élevé, avec un DPE A ou B après rénovation.

L’objectif est clairement d’orienter les investissements vers la rénovation énergétique et la modernisation du parc immobilier existant.

Dans le neuf : soutenir la production de logements collectifs

Pour les logements neufs, plusieurs critères sont également requis :

  • logement situé en habitat collectif ;
  • mise en location nue à usage de résidence principale ;
  • engagement de location d’au moins 9 ans ;
  • respect de plafonds de loyers, selon trois niveaux :
    • intermédiaire
    • social
    • très social.

Le dispositif permet par ailleurs d’amortir fiscalement 80 % de la valeur d’acquisition du bien, ce qui constitue l’un de ses principaux avantages.

Un levier fiscal puissant : amortissement et déficit foncier

Les revenus fonciers sont aujourd’hui parmi les revenus les plus lourdement taxés, puisqu’ils sont soumis :

  • au barème de l’impôt sur le revenu,
  • auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux.

Le statut du bailleur privé introduit un mécanisme d’amortissement, qui vient réduire la base imposable, en complément des déductions classiques (intérêts d’emprunt, taxe foncière, assurances, travaux, etc.).

Le taux d’amortissement dépend du niveau de loyer pratiqué :

  • 3,5 % en location intermédiaire
    (plafond de 8 000 € par an)
  • 4,5 % en location sociale
    (plafond de 10 000 € par an)
  • 5,5 % en location très sociale
    (plafond de 12 000 € par an)

Ce mécanisme peut ainsi générer un déficit foncier, permettant de réduire la fiscalité globale de l’investisseur.

Description

Exemple chiffré

Prenons le cas d’un investissement dans un logement neuf.

Hypothèses :

  • Achat d’un appartement en VEFA : 280 000 €
  • Rendement locatif brut : 4 %
  • Revenus locatifs annuels : 11 200 €
  • Charges déductibles (intérêts, taxe foncière, assurances, etc.) : 4 000 €
  • Contribuable dans une tranche marginale d’imposition de 41 %
    1. Sans dispositif

Dans un régime classique de revenus fonciers :

  • Revenus locatifs : 11 200 €
  • Charges : 4 000 €

Résultat foncier imposable : 7 200 €

Fiscalité :

  • Impôt sur le revenu (41 %) : 2 950 €
  • Prélèvements sociaux : 1 238 €

Imposition totale : environ 4 188 € par an

    1. Avec le statut du bailleur privé, en situation intermédiaire

Dans le cas d’une location intermédiaire, l’investisseur peut amortir :

3,5 % de 80 % du prix d’achat

80 % de 280 000 € = 224 000 €

Amortissement annuel : 3,5 % × 224 000 € = 7 840 €

Calcul du résultat foncier :

  • Revenus locatifs : 11 200 €
  • Charges : 4 000 €
  • Amortissement : 7 840 €

Résultat foncier : –640 € (déficit)

Ce déficit permet de réduire l’imposition globale du contribuable, générant une économie fiscale d’environ 4 450 € la première année.

Sur la durée :

  • 9 ans : environ 40 050 € d’économie fiscale
  • 15 ans : environ 66 750 €

 

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